Qualité de l’eau à Saint Étienne de Cuines : résultats officiels

Depuis le début de l’année, plusieurs communes de Maurienne ont été touchées par un dépassement du seuil réglementaire d’uranium naturel dans l’eau potable. Cette situation a entraîné des restrictions importantes pour les habitants de La Chapelle, Les Chavannes‑en‑Maurienne et une partie du réseau de La Chambre.

À INFO & PARTAGE, notre rôle est d’expliquer clairement ce qui se passe, de distinguer les faits des inquiétudes, et de faire le point pour notre commune.

Depuis le 1er janvier 2026, la recherche de l’uranium naturel est devenue obligatoire dans les analyses d’eau potable. Ce métal est naturellement présent dans certains sous‑sols de Maurienne : il ne s’agit pas d’une pollution industrielle, mais d’un élément géologique.

Le seuil de qualité fixé par l’État est de 30 µg/L. Au‑delà, l’eau reste utilisable pour l’hygiène, mais ne doit plus être consommée pour la boisson ou la cuisine.

Les analyses de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ont révélé un dépassement du seuil dans trois communes :

  • Les Chavannes‑en‑Maurienne,
  • La Chapelle,
  • La Chambre (partie du réseau).

Des mesures de précaution ont été prises :

  • interdiction de boire l’eau du robinet à La Chapelle et aux Chavannes,
  • déconnexion du réseau problématique à La Chambre.

Ces décisions sont préventives, le temps d’identifier des solutions techniques durables.

🧠 Ce que disent les études scientifiques…

Les recherches montrent que l’uranium ingéré par l’eau potable peut :

  • s’accumuler dans les reins, même à faible dose,
  • provoquer une atteinte rénale progressive en cas d’exposition prolongée,
  • être détecté grâce à de nouveaux biomarqueurs permettant d’identifier précocement les dommages rénaux.

🩺 Quels symptômes possibles ?

Les effets ne sont généralement pas immédiats. En cas d’exposition chronique à une eau dépassant les seuils réglementaires, les risques identifiés sont :

  • diminution de la fonction rénale,
  • augmentation du risque de maladie rénale chronique,
  • troubles de filtration des déchets dans le sang.

📏 Pourquoi un seuil de 30 µg/L ?

Depuis 2026, la réglementation française impose un seuil maximal de 30 µg/L pour l’uranium naturel dans l’eau potable. Ce seuil vise à protéger les populations contre les effets rénaux observés dans les études scientifiques récentes.

👉 Pour aller plus loin : consulter le point de situation de l’ARS

Les contrôles sanitaires réalisés sur notre réseau montrent que l’eau de Saint‑Étienne‑de‑Cuines est conforme aux normes en vigueur. Les analyses ne présentent aucun dépassement du seuil de 30 µg/L fixé pour l’uranium naturel. L’eau distribuée dans notre commune est donc considérée comme potable selon les critères actuels.

Pour mieux comprendre d’où vient notre eau, voici une présentation des captages qui alimentent la commune.

📍 Captage de la Ravoire

La source de la Ravoire est située au-dessus des Côtes, à environ 1000 m d’altitude. Elle se déverse dans le réservoir naturel protégé de la Ravoire, qui alimente les hameaux jusqu’au Jet. Le trop‑plein de ce réservoir rejoint ensuite le captage du Pied des Voûtes, contribuant à l’équilibre global du réseau.

📍 Captage du Pied des Voûtes

La source du Pied des Voûtes se trouve à environ 800 m d’altitude. Elle se déverse dans le réservoir naturel protégé des Jarboudières, qui alimente :

  • La Rochette,
  • Le Mollard,
  • l’ensemble du village de Cuines.

Ce captage constitue l’un des apports principaux du réseau communal.

À ce jour, la commune de Saint‑Étienne‑de‑Cuines gère directement son réseau d’eau potable, ses captages et ses réservoirs. Cette organisation permet une maîtrise locale du service, un suivi de proximité et une bonne réactivité en cas de besoin.

Cependant, comme pour de nombreuses communes de Maurienne, la gestion de l’eau pourrait être transmise à l’avenir à un opérateur extérieur comme par exemple le SIEPAB qui gère l’eau de plusieurs communes du secteur. Mais cela pourrait être aussi des opérateurs nationaux comme Véolia ou Suez.

Un syndicat intercommunal reste une gestion publique, avec des décisions prises par les élus. Les opérateurs privés apportent une expertise technique et des services très structurés, dans le cadre d’un contrat contrôlé par la collectivité. Dans tous les cas, la qualité sanitaire de l’eau reste strictement encadrée par l’État.

Voici les principaux avantages et inconvénients d’un éventuel transfert :

  • Compétences techniques renforcées : l’opérateur dispose d’équipes spécialisées, de matériel professionnel et d’une expertise élargie.
  • Sécurité et continuité du service : mutualisation des moyens, astreintes, interventions rapides en cas de panne ou de pollution.
  • Investissements facilités : l’opérateur peut porter des travaux lourds (réservoirs, conduites, captages) plus facilement qu’une petite commune.
  • Suivi sanitaire centralisé : analyses, contrôles et rapports gérés par un organisme unique.
  • Harmonisation des pratiques : mêmes standards techniques pour toutes les communes adhérentes.
  • Perte partielle de maîtrise locale : la commune reste maitre d’ouvrage, mais ne décide plus seule des travaux, des priorités ou de l’organisation du réseau.
  • Coût potentiellement plus élevé : les tarifs peuvent être harmonisés entre communes, parfois à la hausse.
  • Moins de proximité : les habitants passent d’un service communal à un service intercommunal, plus large et moins personnalisé.
  • Décisions plus longues : les projets doivent être validés par le syndicat, ce qui peut rallonger les délais.

Les captages sont contrôlés régulièrement dans le cadre du suivi sanitaire obligatoire. Les résultats montrent une conformité aux normes actuelles, notamment concernant l’uranium naturel.

👉 Retrouvez les résultats des analyses de l’eau de Saint‑Étienne‑de‑Cuines ici :

Notre rôle est d’informer les habitants de manière claire et transparente, sans prendre parti. La gestion de l’eau est un sujet important pour l’avenir de la commune.

Nous suivrons les décisions municipales et intercommunales, et nous informerons les habitants si une évolution vers un opérateur extérieur est envisagée.

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